Cordillère Pyrénéenne - Pays de Pays

Tout au long de notre cordillère pyrénéenne, il y a un enchaînement de « paysages culturels » expressions vécues de toutes nos diversités fondatrices d’une entité pyrénéenne.

Parmi les « paysages culturels » vivants, ceux qui ont un patrimoine actif à transmettre aux générations futures, le Canigou cime légendaire, le Mont Valier en Ariège, le Mont-Perdu et ses finages, Okabé-Irati dans sa continuité historique, sont les plus emblématiques des Pyrénées.

Dans tous nos paysages d’altitude, le pastoralisme tient le fil conducteur de l'histoire humaine des Pyrénées.

Grâce à ces quatre grands sites pyrénéens, nous vous proposons une approche de nos réalités, exempte de toute condescendance, où l’homme, par ses paysages en perpétuel devenir demeure au cœur du questionnement sur la nature.

Jusqu’à retrouver nos liens de parenté avec cet étonnant  « Pays de pays».

Pyrénées, une cordillère de diversité

Paysages culturels, un héritage éminemment pyrénéen

Tous les paysages ne sont-ils pas « culturels » dès lors que, dans nos régions, et même au niveau planétaire, l’homme a investi et aménagé tout l’espace terrestre ou tout au moins visité jusqu’à ses recoins les plus isolés et désertiques. Non !

Non selon l’idée - le concept - de « paysage culturel » telle que l’UNESCO et le Centre du Patrimoine Mondial l’ont édifiée. Dans cette approche, fruit de la pensée mondiale, il y a trois sortes de « paysages culturels » :

 - les jardins et parcs, paysages intentionnellement créés pour l’agrément.

- les paysages associés à des évènements cultuels, culturels, historiques ou politiques. Ils sont souvent appréhendés comme des sanctuaires.

- enfin les paysages dits évolutifs qui racontent une séculaire et fructueuse harmonie entre l’homme et son environnement immédiat.

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Pyrénées et dissidence

Pyrénées et dissidence

Un cliché courant veut que les peuples de montagne – du Caucase à la Kabylie– soient repliés sur eux-mêmes et hostiles à tout changement. Rien n’est moins vrai. A plusieurs moments de leur histoire, les Pyrénéens ont manifesté une vraie capacité à faire face à l’imprévu en inventant des moyens adaptés aux circonstances. Un excellent exemple de cette adaptabilité est fourni durant la première moitié du XIXème siècle, lorsque les populations pyrénéennes, déjà touchées par une conjoncture économique désastreuse, sont accablées par les effets très négatifs des mutations opérées pendant la période révolutionnaire et napoléonienne. Pour ces tout petits paysans, le Code civil, qui impose le partage des propriétés entre tous les enfants ; l’obligation du service militaire, qui enlève de jeunes et vigoureux bras aux exploitations ; le partage des communaux ; la suppression des assemblées valléennes, qui géraient les biens indivis des communautés ; la promulgation d’un nouveau code forestier interdisant le pacage des troupeaux dans les bois ; l’établissement d’un contrôle douanier strict aux frontières… constituaient autant de mesures remettant totalement en cause leur mode de vie traditionnel et leur existence même. En une ou deux générations, tout le système aurait du s’écrouler.

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